DELEUZE ET DUNE: éloge de la divergence

DUNE raconte l’histoire d’un voyage initiatique qui tourne mal. Au lieu d’épanouir son individualité et de devenir le héros qui a dépassé son propre égoïsme et qui agit en vue de la libération de tous, Paul Atréides devient l’Empereur Divin, maître politique et spirituel absolu de l’univers connu.

En tant que roman postmoderne, DUNE nous présente une vision du temps qui a beaucoup en commun avec celle décrite par Gilles Deleuze, un temps non-déterministe à bifurcations multiples, elles-mêmes en devenir. Cette image du temps est opposé à une autre image, celle d’un temps spatialisé, déterminé et prévisible.

Tous les personnages dans DUNE, tout comme les personnages conceptuels chez Deleuze, sont définis par leur rapport au temps. Finalement, DUNE exemplifie les quatre critères que Deleuze pose pour le roman de science fiction moderne: estrangement, cognition autre, futurité, apocalypse.

Texte de mon intervention aux troisièmes Journées Enseignement et Science Fiction, de l’ESPE de l’Académie de Nice Célestin Freinet, 10 & 11 juin 2013:

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